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PROJECTION BLACK SABBATH - BACK TO THE BEGINNING : Paris, Le Club de l'Etoile, 29/10/26
Ce n'est pas sans émotion que je me suis rendu au cinéma Le Club de l'Etoile situé rue Troyon, un secteur que je connais bien puisqu'il y a une bonne quarantaine d'années, je me rendais très souvent à la FNAC Wagram aujourd'hui disparue car remplacée par l'affreux Décathlon. L'émotion n'était pas véhiculée par le fait de revenir à cet endroit où j'y ai laissé beaucoup de monnaie mais plutôt animée par ce que j'allais voir dans ce petit cinéma à peine visible dans cette rue sombre et tristounette. On était loin des fastes des Champs Elysées et ses vitrines alléchantes pour certain(e)s pourtant toutes proches.
Etant bien en avance je m'étais dit que je pouvais y être pour 18h mais si je me souviens bien, je suis arrivé sous le coup de 17h15-30, je ne sais plus exactement, le temps en premier lieu d'aller sonder l'ambiance aux abords du cinéma encore vide puis dans un second temps me rendre à la FNAC des Ternes où m'attend l'ami Philippe qui a effectué quelques emplettes musicales. J'ai toujours eu ce côté "Je déteste arriver en retard". Chez moi, c'est une règle de vie.
Ceci étant fait, nous remontons l'avenue Mac Mahon puis celle de Wagram où nous repassons devant ce qui fut le théâtre de l'Empire, fief de l'émission Dimanche Martin mais aussi.........théâtre de nombreux passages emblématiques que furent ceux de Rory Gallagher, Molly Hatchet, Trust et bien d'autres. La façade d'origine a aujourd'hui laissé place à une architecture qui brille aujourd'hui par son aspect particulièrement hideux.
A peine cinq petites minutes nous séparent du cinéma que nous atteignons sans peine. Après le contrôle des billets de rigueur, nous constatons que l'écran surplombe la salle elle-même permettant d'avoir une meilleure vision, salle qui se remplit tranquillement mais surement et puis à l'heure dite, à quelques minutes près, la projection débute sur une interview d'un des frères Duplantier de Gojira, un peu longue à mon goût puis voici notre Madman préféré qui débarque sur un I Don't Know des plus efficaces. Enfin, on va relativiser. Vu son état, il se trouve être plutôt confortablement assis dans son fauteuil surmonté de sa chauve-souris préférée.
Outre le fait d'être un concert-hommage à Black Sabbath, il faut néanmoins en rappeler les modalités. En effet, le principe est simple : chaque groupe invité se devait d'interpréter un ou deux titres du Sab qu'il avait choisi alternant avec ceux issus de leur propre répertoire. Là, pour les besoins du film dont la qualité est indéniablement supérieure à celui de Ghost à titre d'exemple, nous n'aurons droit qu'à une seule chanson sabbathienne interprétée plus ou moins bien selon les groupes présentés.
On va donc commencer par les aspects négatifs. Lamb Of God nous propose une version de Children Of The Grave certes percutante mais la voix parfois growlée du chanteur ne colle absolument pas au répertoire du Sab, ce qui en dénature l'essence même du morceau. Copie à revoir. Même chose pour Tool, un groupe que j'aime pourtant bien pour ses albums Lateralus, 10,000 Days et Fear Inoculum qui apparaissent comme étant de véritables joyaux, mais là, le groupe se fourvoie littéralement en nous livrant ici une interprétation des plus longues et ennuyeuses de Hand Of Doom. Et pourtant, je le répète, j'adore Tool.
Dans un domaine hors-musical, il y a cet accueil quelque peu hostile à l'égard du chanteur de Disturbed, David Draiman suite à certaines de ses déclarations qui ont fait polémique. Dommage, on n'était pas là pour ça.
Dernier point non négligeable, ce concert d'Ozzy dont on sait qu'il fut excellent, interroge sur la façon dont il est présenté dans ce film. En effet, on est amenés à se demander la raison pour laquelle celui-ci se retrouve entrecoupé à deux reprises par la prestation d'un autre groupe, ce qui a pour effet néfaste de rompre avec l'intensité du concert qui monte en puissance et en émotion. Franchement, quelle idée de la part du réalisateur Benjamin Wainwright-Pearce d'avoir eu recours à ce genre de procédé !!!!!!! Il eut été ainsi plus logique et judicieux de le caser à la place qui lui était due à savoir juste avant le set de Black Sabbath. Ca nuit vraiment à mon sens à l'homogénéité du long métrage.
Passons maintenant aux points positifs : la transition est de toute évidence toute faite avec la prestation des deux supergroupes que l'on évoquait précédemment, un conglomérat composé de pointures qui se connaissent depuis tellement d'années que la magie opère d'entrée de jeu. On en citera quelques-uns : Sammy Hagar, Nuno Bettencourt, Vernon Reid, Steven Tyler, Rudy Sarzo et Tom Morello, le grand ordonnateur de l'évènement.
Cependant, celui que je vais évoquer à savoir Yungblund, est tout jeune dans le business musical. Il n'empêche j'ai énormément apprécié cette version particulièrement touchante de Changes interprétée par ce jeune prodige virevoltant à souhait, nouveau talent dont on dit qu'il est promis à un avenir particulièrement radieux, un peu comme le soleil qui brillait généreusement ce matin. D'entrée de jeu, il se mettra le public dans la poche, le sollicitant d'ailleurs à plusieurs reprises à la fois pendant et à la fin du morceau. J'avoue, du haut de mes 64 ans bien tassés, avoir été impressionné par sa verve et sa présence sur scène.
Quel plaisir aussi de revoir Jake E. Lee sur The Ultimate Sin et Shot In The Dark, lui qui, aujourd'hui, atteint d'arthrose, n'est pas plus en mesure d'exécuter des solos qui nous faisaient rêver (celui de Bark At The Moon par exemple).
Et puis lorsque Steven Tyler (quelle aura, ce type !!!!!!!!!!!!!!!!) monte sur scène, accompagné de Ron Wood pour un Train Kept A Rollin' endiablé, la foule, entrant dans une sorte d'état second (il y en aura un autre un peu plus tard) franchira presque à ce moment précis le cap de l'hystérie collective via un Walk This Way des plus jouissifs qui fera littéralement chavirer la marée humaine de Villa Park. Bien aimé également l'approche des Guns n' Roses sur Never Say Die et la version sans concession de Hole In The Sky par Metallica. Bref, que du plaisir "en veux-tu, en voilà" !!!
Pour ce qui concerne la dernière partie de ce Back To The Beginning organisé de main de maître par l'ex- guitariste de Rage Against The Machine, cité plus haut, le film s'attardera davantage sur les morceaux manquants du set d'Ozzy à savoir Mr. Crowley et Crazy Train sauf cependant Mama I'm Coming Home qui lui apparaitra................après le set du Sab, "Mamie Sharon" ayant eu à coeur de faire jouer l'aspect émotionnel en version
exponentielle. Cela, on peut aisément le comprendre.
Lorsque le Sab original (Ozzy, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward) apparaît ENFIN pour clôturer cette grand' messe, l'extase est à son comble à la fois au sein des spectateurs parisiens assis tranquillement dans le cinéma mais surtout dans les travées de Villa Park à Birmingham. La plupart sont en pleurs, au bord même de l'apoplexie tandis qu'en ce qui me concerne, je suis submergé d'émotion qui envahit tout mon être comprenant ainsi la signification de ce précepte empreint d'une certaine sagesse : "la Musique se doit d'être vécue avec intensité et ce, jusqu'au plus plus profond de soi".
A force de regarder Tony Iommi, Geezer Butler (qui maltraite sa basse comme à son habitude) et Bill Ward jouer avec virtuosité ce 5 juillet 2025 puis Ozzy faisant toutes sortes de grimaces parfois lubriques entre chaque couplet, grimaces accompagnées de mouvements un peu gauches de la part du Madman, on se sent pris à ce moment précis par une profonde tristesse presque de la pitié surtout que l'on a conscience qu'au moment où l'on regarde ce film, ce dernier (Ozzy) n'est plus parmi nous depuis ce 22 juillet 2025 fatidique et cela en est presque douloureux pour ceux et celles qui ont aimé le personnage pour sa musique et ses frasques.
Sinon, pour finir sur une note un peu plus gaie, j'aime aussi dans ce film ce court instant alors que les riffs sont assénés avec force et détermination, le moment où Ozzy et Tony s'adressent ce petit sourire furtif, faisant fi de toutes les rancunes passées. C'en est véritablement touchant.
De notre côté, nous les spectateurs sommes bien évidemment conscients qu'il s'agit du dénouement inéluctable de cette célébration qui ressemble presque aux derniers sacrements d'un groupe légendaire qui n'a plus que quelques minutes à vivre. Les yeux finissent par briller, et dans le cinéma et dans Villa Park comme si, s'était opérée une sorte de communion imaginaire à quelques mois d'intervalle entre les deux partis et ce, à l'écoute de War Pigs, N.I.B, Iron Man et Paranoid, quatre morceaux intemporels magnifiquement interprétés.
Ozzy voulait un dernier concert. L'ayant eu, entouré de tous ses amis, je pense qu'aujourd'hui, là où il est, il est heureux comme un........Ozzy pouvait l'être.....

Liste des titres et musiciens dans le film Back To The Beginning :
1. Ozzy Osbourne: "I Don't Know"
2. Mastodon: "Supernaut"
3. Rival Sons: "Electric Funeral"
4. Anthrax: "Into the Void"
5. Halestorm: "Perry Mason"
6. Tool: "Hand Of Doom"
7. Ozzy Osbourne: "Mr. Crowley"
8. Tom Morello's All Stars ft David Draiman, Jake E. Lee, David Ellefson, Mike Bordin, Adam Wakeman: "Shot in the Dark"
9. Tom Morello's All Stars ft Whitfield Crane, Scott Ian, Nuno Bettencourt, Frank Bello, II (Sleep Token), Adam Wakeman: "Believer"
10. Tom Morello's All Stars ft YUNGBLUD, Nuno Bettencourt, Frank Bello, II (Sleep Token), Adam Wakeman: "Changes"
11. Lamb of God: "Children of the Grave"
12. Alice In Chains: "Fairies Wear Boots"
13. Gojira: "Under the Sun"
14. Pantera: "Electric Funeral"
15. Slayer: "Wicked World"
16. Ozzy Osbourne: "Suicide Solution"
17. Tom Morello's All Stars ft Travis Barker, Danny Carey, Chad Smith, Tom Morello, Nuno Bettencourt, Rudy Sarzo: "Symptom Of The Universe"
18. Tom Morello's All Stars ft Billy Corgan, Tom Morello, K.K. Downing, Adam Jones, Rudy Sarzo, Danny Carey: "Snowblind"
19. Tom Morello's All Stars ft Sammy Hagar, Nuno Bettencourt, Adam Wakeman, Rudy Sarzo, Chad Smith, Vernon Reid: "Flying High Again"
20. Tom Morello's All Stars ft Papa V Perpetua, Vernon Reid, Nuno Bettencourt, Adam Wakeman, Rudy Sarzo, Travis Barker: "Bark At The Moon"
21. Tom Morello's All Stars ft Steven Tyler, Ronnie Wood, Nuno Bettencourt, Tom Morello, Andrew Watt, Rudy Sarzo, Travis Barker: "The Train Kept A-Rollin'"
22. Tom Morello's All Stars ft Steven Tyler, Nuno Bettencourt, Tom Morello, Andrew Watt, Rudy Sarzo, Chad Smith: "Walk This Way"
23. Guns 'N' Roses: "Never Say Die"
24. Metallica: "Hole In The Sky"
25. Ozzy Osbourne: "Crazy Train"
26. Black Sabbath: "War Pigs," "N.I.B.," "Iron Man," "Black Sabbath, "Paranoid"
27. Ozzy Osbourne: "Mama I'm Coming Home"
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Merci pour ton report
J'ai précommandé le bluray CD, je suis bien content qu'il n'y ait pas que les performances de Black Sabbath et d'Ozzy retenues sur le support !
Prix Eddie 2013 et 2018 ; Prix Nicko McBrain 2017 et 2022
27/06/11 ; 05/06/13 ; 20/06/14 ; 10/06/16 ; 24/06/18 ; 05/07/18 ; 06/07/18 ; 17/06/23 ; 19/07/25 ; 19/06/26
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Merci pour ton report Phil.
« N'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir. » - Jules Renard
--- Prix Steve Harris 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 ---
merci, merci !!!
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Merci pour le report phil 
"born to lose, lived to win"
"nous sommes tous des enfants d'immigrés.1ère, 2ème,3ème génération" BXN
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