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SAXON : Paris, Zénith, 17/5/26
La venue de Saxon par chez nous constitue en soi un évènement, on en a conscience. En effet, on sait à quoi s'attendre car il est vrai qu'à chaque fois, le groupe vient fouler les planches françaises, on n'est jamais déçus (formulation à retenir). Il y a 2 ans, et ce, dans le cadre de la tournée Hell, Fire & Damnation, les Britanniques se sont présentés au prestigieux Hellfest, délivrant ainsi une prestation incandescente et unanime qu'ils se devaient d'immortaliser sur le double live Eagles Over Hellfest sorti l'an passé.
Petite parenthèse de ma part : les grands concerts de ce type sont aussi l'occasion de revoir en ce lieu de rendez-vous à savoir l'Horloge, les potos qui, pour le coup, se sont déplacés en nombre dont un, courageux s'il en est, qui est même venu d'Argueil (76) en compagnie de son fils et ce, sans aucun préjugé d'ailleurs............... Des boutades en tout genre entrecoupées de clameurs enthousiastes raisonnent dans ce bar uniquement investi par les métalleux (les proprios sont habitués ces jours-là loool), nos métalleux adorés qui n'ont de cesse d'ovationner, avec une "délicatesse" qui est la leur, le groupe alors qu'il ne s'est pas encore produit sur scène. lol
Bref, l'ambiance est chauffée à blanc ou surchauffée comme vous voulez et l'on sent d'entrée de jeu que Saxon sera chaleureusement accompagné par un massif 6ème homme (et femme, c'est aussi comme vous voulez) : le public parisien
En guise de première mise en bouche se présentent les Overdrivers. Créé en 2015, ce groupe français a déjà à son actif l'EP Rock Out! (2021) et trois albums, Rockin' Hell (2016), She's On Her Period (2018) et Glory Or Nothing (2025) pour le moins survitaminés. Oeuvrant dans un style très proche d'Airbourne, les voici qui débarquent sous des spotlights assez minimalistes sur le très percutant Bad Breath Girl pour ensuite poursuivre sur leur titre éponyme Overdrivers, efficace lui aussi. Pas de parlote entre les morceaux à part le sempiternel Bonsoir Paris, inutile en même temps quand ils n'ont que 25 petites minutes pour se mettre le public du Zénith dans leur poche. Ce qui sera fait au terme de ce show sans concession et particulièrement efficace mais aussi sans originalité car malheureusement aucun morceau marquant n'est à mettre à leur actif.

Source : Facebook

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https://www.setlist.fm/setlist/overdriv … 0ca7a.html
Depuis bientôt 3-4 ans, Sortilège connaît un regain d'intérêt auprès des métalleux frenchy. Et c'est fort justifié suite aux multiples sorties de qualité qui ont vu le jour encore récemment : la compilation Phoenix (2021), le très réussi Apocalypso et l'excellent live Coram Populo en 2023 et puis en 2025, ce nouvel album intitulé Le Poids de l'Âme. Pour faire court, Zouille et sa bande ont effectué un remarquable sans-faute d'un point de vue discographique. Sur le plan humain, en revanche, il a fallu se remettre de la disparition de Bruno Ramos, un type charmant que j'ai rencontré à plusieurs reprises et qui n'avait qu'une seule idée en tête : faire plaisir aux fans de Sortilège dont je fais partie aujourd'hui. Cette perte douloureuse est omniprésente au sein du groupe à tel point que Christian lui rendra un hommage appuyé pendant le concert. Comment oublier ce guitariste ô combien talentueux qui a su redonner au combo ses lettres de noblesse ?
Aujourd'hui, c'est Michael Zurita, un guitariste chevronné qui, a entre autres collaboré avec Satan Jokers, Furious Zoo et.....Gogol 1er (surprenant, non ?), qui a repris le flambeau et ce, avec un talent indiscutable. Notre gaillard connaît également le Zouille puisqu'en 2012, il a apporté sa contribution à l'album Zouille & Hantson. Outre nos deux amis, nous retrouvons à leurs côtés les fidèles compagnons de route répondant aux doux noms d'Olivier Spitzer à la deuxième guitare, Sébastien "Shag" Bonnet à la basse et Clément "Cadet" Rouxel à la batterie.
Tout ce p'tit monde déboule alors sur scène sur un D'ailleurs qui ravit les premiers rangs, ceux-ci tout comme nous "D'ailleurs" étant heureux de constater que le vocaliste interprète dans la foulée les classiques du groupe que sont Progéniture, Chasse le Dragon et Civilisation Perdue avec une verve qui défie tout entendement. Quelle prouesse pour son âge !!!!!!!!
Alors qu'en est-il de Michael Zurita ? Eh bien, vous pensez bien que ce dernier n'a eu aucun mal à s'adapter au répertoire exigeant de Sortilège et ce, grâce à des interventions précises mitonnées aux petits oignons d'autant plus qu'il y apporte sa touche personnelle, petite patte qui confère aux morceaux interprétés une autre dimension...
Soutenu efficacement par une section rythmique redoutable et donc un guitariste hors-pair, Christian s'attèle à interpréter deux morceaux du nouvel album Le Poids de l'Âme, à savoir Medusa puis quelques minutes plus tard le morceau-titre épique à souhait qui montre à quel point le groupe peut aussi s'aventurer dans des contrées qui ne lui sont pas, à la base, familières. Apocalypso quant à lui, sera tout de même représenté trois fois via une version vampirisée..........de Vampire puis Le Sacre du Sorcier et pour finir Poséidon...déversé dans une interprétation divine, cela va sans dire.
45 minutes c'est court pour un groupe de la trempe de Sortilège, raison pour laquelle des titres comme Majesté passent à la trappe ce qui ne nous a pas empêchés d'entendre une setlist particulièrement pêchue et exaltante qui aura pour magnifique conclusion un superbe Sortilège repris en choeur par un public tout acquis à leur cause. Bruno, là-haut a dû être content.





https://www.setlist.fm/setlist/sortileg … 8020b.html
Saxon aime la France, c'est un fait. En deux ans, les Britanniques se sont produits successivement en 1ère partie de Judas Priest, au Hellfest et puis tout récemment pour trois Zéniths à Nantes, Toulouse et donc Paris. Dans le cadre de son Castles & Eagles Tour, Biff et ses acolytes et ce, pour le plus grand plaisir des Saxon fans d'interpréter dans son intégralité leur légendaire 2ème album, un opus que je n'ai presque pas envie de citer tant celui-ci s'est révélé être une pierre angulaire dans la carrière du groupe. Mais bon, je vais quand m'y plier (et ce, malgré mes maux de dos qui commencent à devenir chroniques avec l'âge, p***** de sac à dos que je porte tous les jours). Il s'agit bien évidemment de Wheels Of Steel.
Avant cette cerise sur le gâteau que je vous promets succulent, nos cinq gaillards sur un décor "de feu" en 3 D viennent nous rappeler qu'en 2024, ils ont publié l'excellent Hell, Fire & Damnation dont ils extraient en toute logique le morceau-titre délivré ici dans une version.....incendiaire. C'est parti ensuite pour un Power And The Glory des plus rageurs qui, j'imagine, va clouer tout de go les premiers rangs. Ah ce riff qui vous prend littéralement à la gorge se veut être particulièrement efficace et ce, grâce au son qui s'avère très bon, du moins là, où j'étais placé à côté de mes trois compagnons d'armes, Fab, Aurélien et son père Twenty, c'était le cas.
J'aimerais d'ailleurs ajouter un petit mot à propos du dernier pote mentionné ci-dessus. Il ne s'en targuera pas mais justement via cet écrit, je suis là pour rétablir certaines vérités qui, dans ce cas précis sont toujours bonnes à dire. Notre ami essuiera d'entrée de jeu une petite larmichette (c'est son premier concert de Saxon), l'émotion étant manifestement trop forte pour lui et tenez-vous bien, ce ne sera que le début. Je ne vous en dis pas plus pour l'instant. lol
Biff qui, on le sait, a connu quelques soucis de santé graves, nous gratifie ici d'une prestation sans faille du haut de ses 75 ans. Et le bougre après nous avoir remémorés les noms des grands festivals de métal d'hier et d'aujourd'hui n'est pas sans ressentir une certaine émotion lorsqu'il évoque celui de Donington 80, une grand' messe qui lui a inspiré ce titre majeur qu'est And The Bands Played On.
Quid de notre paire de guitaristes ? Autant le dire tout de suite, on est bien loin de l'alchimie qui unissait Paul Quinn et Graham Oliver. Il n'en demeure pas moins cependant que Brian Tatler et Doug Scarratt font le job même si j'ai l'impression que le premier cité s'engage quand même moins dans l'exécution de solos si l'on devait comparer avec le rôle que tient fièrement son alter ego.
Strong Arm Of The Law fait partie de ces albums que l'on n'oublie pas. C'est, me semble t-il, le premier effort du groupe que je fus en mesure d'écouter, notamment via ce Dallas 1pm et son solo d'anthologie qui me transportèrent littéralement dans une autre dimension. On ne pouvait pas mieux commencer, non ?
Accompagné du court métrage relatant l'assassinat de JFK que l'on a vu mille fois soit dit en passant, le groupe déploie sans s'économiser, toute son énergie, notamment le bassiste Nibbs Carter qui, se postant sur le devant de la scène, s'acquitte d'un headbanging fort bienvenu tandis que Nigel Glocker lui, frappe ses tommes de batterie comme s'il était encore âgé d'une vingtaine d'années.
Retour sur Hell, Fire & Damnation, avec le très carré Madame Guillotine illustré par une superbe animation 3D mettant bien évidemment en scène des exécutions s'étant produites sous la Révolution Française dont celle de Marie-Antoinette. Le groupe a mis tout en oeuvre pour que la Veuve tourne à plein régime...... En effet, le morceau, on se l'prend grave.....en pleine tête....
Ca va être aussi le cas avec Heavy Metal Thunder, véritable rouleau compresseur en bonne et due forme suivi du pachydermique The Eagle Has Landed suscitant un "Oh nooooooon !!!!!!!!!" zému de notre Twenty qui n'en revient pas, tombant presque à la renverse de son siège sous les yeux ébahis de son fils. Et là, ce n'est pas de la larmichette, c'est un sanglot véritablement déclaré en provenance directe du plus profond de ses canaux lacrymaux. Fab, certes plus discret, n'échappera non plus à mon oeil de lynx car lui aussi, fut pris d'une une émotion palpable à des kilomètres à la ronde...
Tout comme mes amis, l'interprétation de The Eagle Has Landed fera partie de l'un des temps forts de ce concert.
Réinterpréter un album aussi mythique que Wheels Of Steel permet aux différentes générations soit de réécouter certains titres largement oubliés soit les découvrir tout simplement pour ce qui concerne les plus jeunes. Nous voilà donc partis sur notre bécane de fortune pour un voyage à travers le temps en compagnie de Saxon pour un furieux Motorcycle Man, un palpitant Stand Up And Be Counted, un 747(Strangers In The Night) qui nous fait littérallement décoller, un Wheels Of Steel qui nous fait perdre tout sens des réalités, un Freeway Mad à toute berzingue, un brillant See The Light Shining, un Street Fighting Gang menaçant à souhait, un Suzie Hold On qui nous fait tenir bon jusqu'à un Machine Gun mitraillant tout ce qui bouge aux alentours. Et si cela, ce n'était pas LA cerise sur le gâteau, que vous fallait-il de plus ? Allez, dites-moi.....
Sous une ovation nourrie rendant grâce à cette superbe réinterprétation de Wheels Of Steel, Biff et ses camarades, arborant un large sourire, sortent brièvement de scène pour revenir quelques minutes plus tard afin de nous annoncer la parution d'un nouvel album l'an prochain. Quelle santé, ce Biff après tout ce qu'il a vécu.
Le terme de ce concert sera phénoménal. Ceux qui étaient présents en conviendront. Denim And Leather, Strong Arm Of The Law et leurs coups de boutoir puis l'épique Crusader avec sur l'écran 3D, des légions de croisés débarquant sur Jérusalem et enfin le passage obligé par le tellurique Princess Of The Night qui clôt de fort belle façon ce show en tout point fantastique. On le sait, et ce sera l'expression qui fera foi en cette soirée printanière particulièrement pluvieuse : "avec Saxon, on n'est jamais déçus !!!" Tenez-vous le pour dit.








https://www.setlist.fm/setlist/saxon/20 … 80226.html
Dernière édition de: Phil93 (21/05/2026 14:46:16)
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Merci pour le report et les photos phil
"born to lose, lived to win"
"nous sommes tous des enfants d'immigrés.1ère, 2ème,3ème génération" BXN
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Merci pour le report Phil
« N'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir. » - Jules Renard
--- Prix Steve Harris 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 ---
merci, merci !!!
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Tellement d'accord avec toi en tous points, merci ! 
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Merci Phil pour ton report
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