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#1 09/07/2026 17:59:28

Phil93  
Age : 64
Inscrit(e): 01/04/2012
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Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

DEF LEPPARD : Paris, "Bercy", 8/7/26

Def Leppard et moi, ça remontait au 14 mars 1988 pour la tournée Hysteria en ce même lieu soit 38 longues années durant lesquelles le groupe n'avait pas estimé utile de revenir dans cette grande salle parisienne qui, pourtant, avait pris le soin de les accueillir chaleureusement avec d'ailleurs le McAuley Schenker Group en 1ère partie (désastreuse soit dit en passant) au lieu de Poison. Alors oui, il y avait eu entretemps un Zénith (1993) et un Elysée Montmartre (1996), deux lieux aux capacités d'accueil moyennes voire minimalistes qui avaient sans doute dissuadé le gang de Sheffield de se produire de nouveau dans notre belle capitale suite à la publication d'albums inégaux, il faut bien le dire. La France avait donc boudé le groupe pour un certain temps, moi le premier d'ailleurs.
Bref, nous ne nous étendrons guère trop sur ce sujet. En effet, l'essentiel résidait dans le fait qu'ils étaient de retour à Paris avec dans leurs valises, Extreme, originaire de Boston. Une première partie de luxe pour le coup.

Vingt heures pétantes, les lumières s'éteignent et les Américains déboulent tambour battant sur un Decadence Dance des plus catchy. Le décor affichant le visuel de cet album essentiel qui a pour nom, Pornograffiti, s'avère être de tout beauté. Le son n'est pas top, il faut le reconnaître du moins de là où je suis placé mais en même c'est "Bercy" et depuis le début, c'est comme ça, ce lieu n'a jamais disposé d'une acoustique correcte. Le dernier album, Six, datant de 2023 se doit d'être rappelé à notre bon souvenir via un Rebel des plus convaincants avec pour toile de fond, le paisible gorille qui orne sa pochette. Gary Cherone, le volubile vocaliste, s'agite, interpelle les premiers rangs, s'arc-boute sur son pied de micro, puis arpente la scène en long en large et en travers (il a la santé, notre homme) pendant que Nuno Bettencourt distille des solos d'extraterrestre car on le sait, outre le fait qu'Extreme assure la 1ère partie des Anglais, lui et le (son ?) groupe ne sont pas venus là pour faire de la figuration.

Sur un rythme d'enfer,  le combo opte alors pour une réinterprétation bien pêchue de l'un des titres-phare de III Sides To Every Story , Rest In Peace que j'ai peine à reconnaître compte tenu de la piètre qualité du son de la salle. Mais je le répète, tout dépend de là où l'on se trouve. S'ensuivent un Play With Me précédé du We Will Rock You de Queen et un Hole Hearted fort sympathique mais un peu long à mon goût du moins dans cette version live. Le très loquace Nuno s'embarque sans attendre dans la foulée dans une démonstration guitaristique mitonnée aux petits oignons comme il se doit (on n'y échappera pas avec le Bettencourt), un Nuno qui soit dit en passant, en impressionne plus d'un en l'occurrence ses pairs qui se trouvent dans l'enceinte. Celle-ci ne tarde pas à réagir au quart de tour lorsqu' après les quelques notes glissées subrepticement de Stairway To Heaven de qui vous savez, résonnent accompagnés par une clameur enthousiaste, les accords de More Than Words. 6'12 qui transportent ainsi  le public dans une émotion assurément palpable notamment certains amis présents dans l'assistance dont je tairai le nom (même sous la torture), ceux-ci étant visiblement marqués pour ne pas dire autre chose par cette zolie interprétation de ce classique intemporel.

Après un très bon Flight Of The Bumble Bee, Gary Cherone qui n'a que pour seule préoccupation d'exhorter le public à se manifester encore plus bryamment (celui-ci le lui rend bien d'ailleurs), entame un Get The Funk Out des plus punchy. La batterie de Kevin Figueiredo quant à elle, claque grave tandis que la basse de Pat Badger rugit rageusement (notez l'allitération lol) tel un Dragster sur le démarrage.
Le set, véritable show à l'américaine, il convient de le signaler, s'achève sur un medley dédié à Ozzy Osbourne via l'interprétation écourtée mais efficace sans être, cela étant, inoubliable de I Don't Know, Bark At The Moon et Crazy Train. Un très bon show donc, pour un groupe dont on connaît le talent indiscutable et dont on souhaiterait qu'ils se produisent par chez nous plus souvent.

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https://www.setlist.fm/setlist/extreme/ … 395c4.html

Une demi-heure plus tard, nos amis de Sheffield investissent la magnifique scène (que le groupe a choisie pour cette tournée) sur le nouveau single Rejoice assez dispensable s'il en est pour ensuite se concentrer sur des incontournables tels que Animal repris en coeur par un public chaud chaud chaud (au propre comme au figuré) et Let's Get Rocked sur fond d'animations magnifiques et d'un très bon son. Le gros show à l'américaine, quoi.....Dé"phil"ent ensuite Personal Jesus de Depeche Mode et surtout pour ce qui constituera pour moi (et ceci ne regarde que moi) le grand moment de ce show à savoir Bringin' On The Heartbreak enchainé à, pour ce que je considère comme étant l'un des plus grands instrumentaux voire le plus grand instrumental du Hard Rock, Switch 625 délivré ici dans une version apocalyptique. J'aurais pu m'arrêter là et faire une "Ronan" (qui consiste à sortir avant la fin du concert) car j'avais eu ce que je voulais (mais nan, vous avez bien compris que  je plaisantais bien évidemment lol). Franchement ce fut là un moment extatique avec une animation "de feu" !!!!! Je ne m'en suis toujours pas remis au  moment j'écris ces lignes. Là, c'était EXCEPTIONNEL !!!!!! Ce ne sera pas tout à fait le cas sur Just Like 73, un single au demeurant juste sympathique paru en 2024 en compagnie de l'ex-guitariste de Rage Against The Machine qui a le mérite d'accrocher l'oreille de ceux et celles qui aiment les mélodies sucrées.

Sinon, vous vous souvenez de David Essex ? L'homme qui a placé 19 de ses chansons au Top 40 des singles au Royaume-Uni (dont deux numéros 1) et 16 albums au Top 40, pour faire court, un artiste qui était omniprésent dans le paysage musical UK et qui n'avait de cesse d'émoustiller la libido des jeunes filles en fleur de cette époque. Elliott, fan de pop rock de ces années-là, a choisi pour l'occasion d'inclure dans la setlist du Léopard sourdingue l'un des titres emblématiques du playboy à savoir Rock On en délivrant une version plus enlevée que l'original. S'ensuit un "pas très nécessaire" White Lightning extrait d'Adrenalize. Le tempo groovy de Slang (issu d'un album que je n'ai pas apprécié) proposé en version particulièrement longue avec en guest Nuno Buttencourt, semble enchanter le public parisien qui répond aux sollicitations de Joe Elliott qui est monté dans les tribunes taquiner certains spectateurs.
L'ambiance retombe quelque peu avec ce Promises d'Euphoria interprété a capella qui montre à quel point les capacités vocales du sieur Elliott demeurent aujourd'hui très limitées. Allez, il te faut de "l'Action, Joe" !!!!! Heureusement que les quatre titres suivants, hits en puissance, cela va sans dire que sont Armaggedon It (doté d'une animation exceptionnelle), Love Bites, la ballade langoureuse de Hysteria, Rock Of Ages présenté par un hibou en 3D et Photograph relancent la machine qui  et ce, malgré une nouvelle fois un petit dérapage vocal d'Elliott sur le dernier morceau cité, "petite" faiblesse (pas si "petite" que ça au final) qui, vous vous en doutez, sera en partie couverte par ses compagnons d'armes...
Après une courte pause, le groupe aligne un When Love and Hate Collide convenu à souhait mais termine fort sur Hysteria et sur Pour Some Sugar On Me qui fait chavirer Bercy concluant ainsi un très très bon concert et non pas EXCEPTIONNEL (comme j'ai été amené à le dire à certains, sous le coup de l'émotion sans doute) avec tout de même ses forces et ses faiblesses. Comme nous sommes bons princes, nous commencerons par les faiblesses :
-La voix de Joe Elliott qui parfois sonne faux l'incitant à trop forcer sur les passages aigus.
-Une setlist qui fait trop l'impasse sur les deux premiers albums à tel point qu'on a l'impression que le groupe semble les renier. Déjà en 88, c'était le cas. J'espérais au moins entendre Let It Go.
Les forces :
-Le show par lui-même, fut dantesque de par les animations qui nous ont été proposées.
-Une excellente cohésion du groupe (bah, il vaudrait mieux en même temps après toutes ces années) marquée surtout par la complicité guitaristique qui unit les deux artificiers que sont Vivian Campbell et le "plastiqué" Phil Collen tous deux excellant dans des interventions étincelantes. Elliott, manifestement éprouvé, assure qu'ils n'attendront pas 30 ans pour revenir à Paris.
Alors s'ils reviennent ? Bah oui, j'irai rien que pour entendre Switch 625. loooool

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https://www.setlist.fm/setlist/def-lepp … 1f391.html

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#2 09/07/2026 21:28:58

Simbaud  
Lieu : Lyon
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Messages: 11 338

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci Phil smile Très sympa les photos !


"Hold the line, does anybody want to take it anymore ? "Queen , The Show Must Go On
- Prix Janick Gers 2014

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#3 09/07/2026 22:08:41

Angus  Homme
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Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci


Administrateur du forum
---- Eddie's Award 2013, 2014, 2015, 2017, 2019  Rod Smallwood's Award 2015, 2018 et 2021 ---

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#4 10/07/2026 04:52:06

thelols666  Homme
Lieu : Enfer écolo
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Inscrit(e): 12/07/2011
Messages: 67 838

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci pour ton report Phil


« N'écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir. » - Jules Renard
--- Prix Steve Harris 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021 --- big_smile merci, merci !!!

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#5 10/07/2026 06:36:04

Phantom Of The Beast  
Inscrit(e): 04/07/2011
Messages: 21 388

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci Phil smile


Prix Eddie 2013 et 2018 ; Prix Nicko McBrain 2017 et 2022
27/06/11 ; 05/06/13 ; 20/06/14 ; 10/06/16 ; 24/06/18 ; 05/07/18 ; 06/07/18 ; 17/06/23 ; 19/07/25 ; 19/06/26

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#6 10/07/2026 07:27:19

pierick  Homme
Lieu : GRENOBLE
Age : 47
Inscrit(e): 01/11/2010
Messages: 31 910

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci Phil pour ton report  storstark

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#7 10/07/2026 11:46:16

69mich69  Homme
Lieu : la terre
Age : 59
Inscrit(e): 31/03/2011
Messages: 12 942

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci Phil  storstark


I want out, to live my life and to be free

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#8 10/07/2026 17:18:30

sergent eddie  Homme
Lieu : bourbon l'archambault
Age : 47
Inscrit(e): 01/03/2013
Messages: 33 732

Re: Def Leppard : Paris, "Bercy", 8/7/26

Merci pour le report et les photos phil  storstark


"born to lose, lived to win"
"nous sommes tous des enfants d'immigrés.1ère, 2ème,3ème génération" BXN

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