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STRATAGEME : Highway
Stratagème nous l'avait promis, Stratagème l'a fait !!!!!!!!! Sortir un album bien des années après celui composé en compagnie de Patrick Abrial constituait pour le groupe un véritable challenge !!!!!!! Un challenge que je considère comme parfaitement remplii si l'on s'en tient à l'homogénéité qui a cours tout au long de cet opus.
Tout d'abord la pochette : une sorte de divinité guerrière qui n'est pas sans ressembler à la jaquette qui ornait l'album de Blasphème intitulé Briser Le Silence. Pour ma part, j'aime beaucoup. Cela change des pochettes abstraites dont on se demande parfois ce qu'elles représentent. Je vous propose de procéder à un titre à titre afin que vous ayez une idée plus précise de la teneur de cet album.
Highway : le morceau-titre est d'entrée de jeu un morceau pêchu très coloré hard US et ce, grâce à un gros son orchestré par Philippe Kalfon, le guitariste et Vincent Termidor qui produisent Highway. Alex gratifie le morceau d'un chant agressif sans pourtant faire dans la surenchère. Et puis, il y a ce refrain accrocheur qui permet au titre de revêtir la sacro-sainte distinction de "classique du groupe". 5/5
I Feel The Heat : après un petit solo à la Van Halen de la part de Philippe, le titre débute sur un phrasé à la Beat It de Michael Jackson, vous savez ce superbe riff qu'Eddie Van Halen nous pondit sur l'album Thriller pour ensuite dévier sur un tempo lourd et entêtant. Gégé et Jean-Pierre, la section rythmique du groupe, montrent à quel point, ils constituent également un élément fondamental dans la cohésion. Avec Gégé, il demeure évident que c'est tout sauf de l'esca(mottée).4.5/5
Believe : sur ce titre agencé et interprété de fort belle façon par Alex, on sent une influence très appuyée à situer du côté d'un Journey. Le refrain accroche bien à l'oreille, Philippe et Alex ayant sans nul doute décidé de porter l'accent sur la qualité de la mélodie. Juste une petite parenthèse pour insister sur le fait que notre ami Ritchie Blackmore affirmait lors d'une interview accordée en 1991 sur le fait qu'un bon morceau reposait sur la qualité de la mélodie.
Avec Believe, c'est le cas. 4/5
Never Say Goodbye : non non, ce n'est pas la reprise du morceau de Bon Jovi qui figure sur Slippery When Wet mais bel et bien un morceau écrit de concert par Philippe et Alex. Reposant sur une rythmique pachydermique et sur des choeurs que l'on pourrait qualifier "d'outre-tombe", Never Say Goodbye s'inscrit, à mon humble avis, comme l'un des futurs chevaux de bataille live du groupe. J'aime beaucoup ce morceau. 5/5
Hard Time : du hard rock US bien typé, Strata, ils savent faire et ce n'est pas Hard Time qui le démentira. Un morceau efficace, bourré d'énergie et surtout qui ne demande rien à personne. A noter la participation de Jean-Pierre le batteur dans le processus de composition. 4/5
Gimme Gimme : le titre est structuré de telle façon que rien n'est laissé au hasard. En effet, il s'agit d'un rythme carré sur un déluge de soli kalfoniens comme je les aime, accompagné de la voix puissante d'Alex et finalisé par un superbe solo de Philippe très proche d'un Satriani. 4/5
Dreaming : un morceau mid-tempo bien sympa à la Is This Love de Whitesnake dans l'ambiance, un titre qui nous fait découvrir une facette inédite de la part des quatre compères à savoir une compo mélodique sans être sirupeuse, axée donc autour d'un mid-tempo quelque peu syncopé. 3/5
Together : une jolie ballade mid-tempo sur laquelle Alex pose un joli brin de voix repris en choeur par le tandem Philippe / Gégé. 3/5
Leave Me : après deux titres beaucoup plus calmes, le quatuor se recentre sur quelque chose de plus énergique. Allez, bam, un riff qu'un EVH ne renierait pas, suivi d'un refrain très accrocheur et le tour est joué. Ca fait du bien par là o๠ça passe. 4.5/5
Dangerous : un titre assez convenu très FM dans l'approche mais qui ne me semble pas essentiel. C'est sympa. Voilà . Hein, les copains, je vous donne mon avis ? 2.5/5
In Front Of Storm : Ca démarre efficacement sur un riff tonitruant sur lequel Alex vient y mettre un chant très posé, accompagné qu'il est par Philippe et Gégé. Le refrain me paraît un peu juste, c'est du moins mon impression. Ceci dit, le riff de départ nous fait oublier cette légère faiblesse. 2.5/5
Sweet Little Girl : pour conclure ce bien bel album, le groupe termine sur un tempo certes basique mais lancinant et carré matiné de soli saturés de la part de notre Kalfounet national. A noter une seconde participation de Jean-Pierre. Un bon titre qui n'a qu'un seul mot d'ordre, l'efficacité, tout comme cet album proposé par notre quatre amis. 3.5/5
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https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=4QgtKh5d3q8
Dernière édition de: Phil93 (24/07/2013 15:11:38)
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Yeah! Avec notre gégé national à la basse, que du bon ce groupe ! 
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STRATAGEME : Alive 2015 (2025)
Excellent p'tit live des Strata Boys sorti cette année qui capte un concert de 2015 enregistré à Fismes le 25 avril. A l'époque, le groupe composé d'Alex Puiseux au chant, Philippe Kalfon, notre "Gégé" à la basse et Aurélien Ouzoulias à la batterie articulait essentiellement sa setlist sur l'album Highway publié deux ans plus tôt et des reprises telles que Highway Star de Deep Purple, Cryin' de Joe Satriani, Panama et Eruption de Van Halen. Pour les avoir vus plusieurs fois à cette époque (reviews à l'appui), je puis vous dire que Stratagème délivre un show mitonné aux petits oignons qui fait dans la puissance dans la mélodie et dans la virtuosité. Ecoutez le Kalf' qui vous sort des soli d'extraterrestre durant cette prestation. En live, les titres sont bonifiés grâce la cohésion d'un groupe qui se connaît bien depuis tant d'années. S'ils passent par chez vous, allez, courez les voiiiiiir !!!!!!!!!!!!!

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STRATAGEME : Worst Enemy (2026)
Je ne vais pas revenir sur les nombreux changements de line up qui ont émaillé la carrière de Stratagème mais là, pour ce qui concerne celui qui s'est acquitté de ce Worst Enemy, le groupe s'est enfin stabilisé autour de Gérard Mottée dit "Gégé" et ce, pour la plus grande joie de ceux qui comme moi, suivent avec attention le parcours de nos amis. Au chant, on y trouve donc le talentueux "Butcho" Vukovic dont on connaît le CV long comme le bras. En effet, avant d'intégrer Strata, il fit ses passes d'armes avec Watcha, Hellectrokuters, Redneck Rampage, Pleasure Addiction, Showtime et Last Temptation (avec Farid Medjane à la batterie). Il me pardonnera si j'en oublie. Aux deux guitares, car aujourd'hui, au sein du combo sévissent sur cet album deux six-cordistes de talent répondant respectivement aux doux noms de Marc Trenel et Sébastien Hérault. Derrière les futs, en lieu et place de Jean Pierre Pollet et Aurel Ouzoulias, nous avons un Patrick Cazugul dont on connaît les qualités avérées.
C'est par conséquent pied au plancher que Worst Enemy, magnifiquement produit par Thierry Dagnicourt (ex-claviériste de Shannon) débute sur ce What You're Gonna Say ô combien éruptif. Reposant sur un rythme binaire à souhait qui a le mérite de solliciter vos cervicales déjà durement éprouvées par des années de headbanging, le groupe fait mouche d'entrée de jeu via un refrain qui ne quittera plus votre esprit. C'est puissant, c'est efficace et c'est super bien produit, le groupe se laissant frénétiquement emporter par un Butcho à la fois rageur et tempéré dans sa façon de chanter, tantôt gémissant brièvement sur un court passage tel un Robert Plant en transe, tantôt déployant avec générosité une hargne ouvertement affichée. Dans sa diversité, le registre vocal du sieur Vukovic s'avère vraiment impressionnant, je vous l'dis.
Faire parler la poudre, tel semble être le mot d'ordre lancé par les Strataboys. Ce Break Away lancé à toute allure, ne met pas pour autant de côté tout ce qui concerne la structure mélodique du morceau. Cela se transcrit de façon avisée même dans le bridge censé faire le lien entre le refrain et le couplet suivant.
La section rythmique incarnée par le "Cazu" et le Gégé redouble d'intensité sur ce Time To Say Goodbye dont on pensait vu le titre qu'il s'agirait d'une ballade sirupeuse faisant chavirer les plus sensibles d'entre nous. Eh bien, il n'en est rien bien au contraire. Débutant sur un phrasé qui ressemble bien plus à du pachydermique qu'à tout autre chose, cette composition a tout pour plaire : refrain entêtant, riffs apparentés à des coups de boutoir et solo guitaristique hautement inspiré. Voilà le menu à déguster sans modération.
Attendez, attendez, ne partez pas car ce qui va suivre via ce Be Back On Track dispose de tous les atouts pour toucher un public plus large et ce, grâce à une tonalité accrocheuse, un refrain qui ne l'est pas moins, une intervention pour le moins fort à propos de l'un des deux artilleurs en chef et une nouvelle fois, un Butcho qui nous gratifie d'une prestation haute en couleur. Vous devriez théoriquement "tomber dedans".
On les connaît les Strataboys : ce sont des être doublés d'une grande sensibilité. L'évidence s'imposait donc de composer ce que l'on appelle une "power ballad". Celle-ci a pour nom I Won't Surrender et fait indubitablement son petit effet grâce à une mélodie envoûtante menée par la voix de velours de Butcho.
On prétend souvent qu'une complicité musicale intervient après un certain temps mais ne dit-on pas non plus qu'elle n'attend pas le nombre des années et c'est effectivement le cas sur Stand My Ground ? Un titre qui débute sur une osmose basse-batterie, belle entrée en matière ponctuée d'une intervention parlée puis chantée de Butcho et d'une trame mélodique particulièrement prenante et ce, sur fond de riffs plombés.
Autre paramètre important : le groove s'avère être également pour le moins essentiel dans ce nouvel opus, élément récurrent que l'on retrouve sur Into The......Groove, un titre qui, lorsque vous l'écouterez, ne vous lâchera plus, celui-ci vous donnant l'irrépressible envie de vous trémousser au milieu de votre salon, suscitant par la même, une interrogation justifiée ou non de la part de votre entourage...
Ensuite, Worst Enemy, le morceau-titre. Celui-ci démarrant sur une percutante intervention du Cazu, est comme emporté par ce solo en boucle sur lequel vient se poser une mélodie une nouvelle fois entêtante, entrecoupée qu'elle est d'un bridge lui-même porté par la voix langoureuse de Butcho. Stratagème fait aujourd'hui dans des compositions peut-être plus léchées qu'auparavant et ça, c'est un point fort non négligeable.
Toujours dans cette optique mélodique fortement prononcée, les Strataboys nous proposent le très enlevé Chain Reaction rappelant à notre bon souvenir qu'ils ont, quelle que soit la formation répertoriée au fil des années, toujours su allier puissance et harmonie. Encore une fois, un régal à l'écoute.
Le dernier morceau intitulé Yesterday, à ne pas confondre avec celui des Fab Four, baigne de par sa structure dans une sorte d'innocence guillerette à souhait. De fait, il s'avère être une parfaite conclusion pour un album qui mêle à la fois efficacité, puissance, cohésion et surtout ce sens de la mélodie bien plus marqué qu'avant et qui ne semble plus les quitter. Nous non plus d'ailleurs. Leur meilleur album ? Je ne suis pas loin de le penser. Strata, j'aime.......
"Phil, tu l'as déjà dit dans le passé.....Tu deviens sénile !!!"

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