Virtual XI

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Virtual XI

Virtual XI

23 mars 1998
Produit par Steve Harris / Nigel Green
Meilleur classement Top Albums France : 12

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  1. Futureal (Harris/Bayley)
  2. The Angel And The Gambler (Harris)
  3. Lightning Strikes Twice (Murray/Harris)
  4. The Clansman (Harris)
  5. When Two Worlds Collide (Murray/Bayley/Harris)
  6. The Educated Fool (Harris)
  7. Don’t Look To The Eyes Of A Stranger (Harris)
  8. Como Estais Amigos (Gers/Bayley)

Durée totale : 53 min 22s

Singles : The Angel And The GamblerFutureal

Promo Virtual XI

La chronique de Nicolas "TheWayne"

Virtual XI est le…11ème album du groupe. Troisième album avec Piece of Mind et The X Factor à ne pas tirer son nom d’une chanson présente sur le CD, Virtual XI fait donc bien sûr référence au nombre d’albums d’IRON MAIDEN mais aussi, 1998 oblige, au football. Passion de Steve Harris, événement médiatique de l’année (si vous ne savez pas de quoi je parle je pense que vous pouvez concourir pour le prix Je suis Tommy…), le football est donc au centre de cet album. Dans l’habillage tout du moins, bien qu’il aurait été amusant d’entendre une chanson parler de foot. Malheureusement pour Steve, 1998 se révèlera une fort mauvaise année : non seulement l’Angleterre s’arrêtera en huitièmes de finale (stoppée par l’ennemi argentin), le jeu vidéo Ed Hunter devant accompagner la sortie de l’album sera retardé (et vu le résultat il aurait peut être mieux fait de ne jamais le sortir), mais surtout l’album et le groupe vont faire face à des critiques parfois dures.

Second album de l’ère Blaze Bayley, Virtual Eleven est, depuis Seventh Son Of A Seventh Son, l’album qui intègre le plus de claviers dans les compositions. On serait tenté de dire malheureusement. Car si les claviers de Michael Kenney se fondent parfaitement dans l’atmosphère du bijou Seventh Son (très décrié à sa sortie), ceux de Steve n’ont pas le même cachet. L’album est pourtant très homogène avec un son moins sombre que The X Factor, mais avec des guitares encore une fois toutes en rondeurs sur les solos. Dernier album de la trilogie Barnyard Studios (studio situé dans la maison de Steve lui-même), il marque la fin de la collaboration avec Blaze Bayley et de la production signée Harris Green. Contrairement à beaucoup, je n’attaquerai pas ici les qualités de chanteur de Blaze Bayley, d’une part parce que j’apprécie sa voix, d’autre part parce que ce mec est très sympathique – comme je l’ai constaté en lui parlant pendant quelques minutes – et qu’il a beaucoup de mérite pour tout ce qu’il a accompli depuis son départ d’IRON MAIDEN (en particulier avec les épreuves subies comme le décès de son épouse en 2008).

A l’unanimité, Virtual XI n’est pas le meilleur album du groupe mais il n’en est pas pour autant le plus mauvais. Après The X Factor, IRON MAIDEN renouent avec leur habitude de lancer leur album par un morceau relativement court et catchy qui sortira en single et sera destiné à ouvrir les concerts de la tournée. Futureal est une très bonne entrée en matière, plutôt une réussite, et dans laquelle Blaze commence à trouver un équilibre entre mélodie et puissance. Prometteur donc… Dommage que les deuxième et troisième morceaux fassent retomber le soufflé. The Angel and the Gambler – ou comment écrire une chanson avec trois notes de basse – est le morceau le plus pauvre bassistiquement parlant de toutes les créations du père Harris. Lightning Strikes Twice possède deux trois bonnes idées qui tombent à plat à cause d’un refrain peu captivant. Aïe… On se demande ce qui arrive au groupe. Rayon de soleil, je dirai même petit miracle, la quatrième chanson (sur beaucoup d’albums de hard ou heavy la quatrième chanson est la meilleure… coïncidence ?) est une vraie merveille. Dans la lignée de Fear of the Dark (la chanson, pas l’album), Blaze est bien en place et la basse (avec intro à la basse sèche) soutient parfaitement les guitares épiques de cette épopée celtique qu’est The Clansman. Un morceau taillé pour la scène, qui sera très bien repris par les fans lors de la tournée. On est déjà à la moitié du disque, si la suite est du même niveau MAIDEN is back. Oups… J’ai parlé un peu vite. When Two Worlds Collide est du même niveau que The Angel c’est-à-dire chanson de remplissage. En revanche j’aime beaucoup l’intro et l’atmosphère de The Educated Fool. Bizarre vous dites ? Oui peut-être. Don’t Look to the Eyes of a Stranger est un morceau moyen, que je trouve par moment très bon, avec des changements de rythmes intéressants. L’album se termine sur le premier titre de toute la discographie MAIDEN (jusqu’à présent, c’est-à-dire en 1998, et sans compter les faces B de single) non écrit en anglais. Como Estais Amigos est une demie ballade écrite par les deux petits derniers arrivés, Bayley et Gers. Un ovni pour du MAIDEN ? Pas forcément. Oui le tempo lent est assez inhabituel, la gravité des paroles (traitant de la guerre des Malouines entre l’Argentine et l’Angleterre en 1982) également mais c’est un morceau qui passe bien pour clore un album.

Si beaucoup ont plus que jeté au pilori cet album, je lui trouve moi une complémentarité qui n’était pas à la portée de tous. A cette époque le metal n’était plus aussi à la mode qu’aujourd’hui, les gens se moquaient allègrement d’IRON MAIDEN depuis 1995 et j’ai moi-même subi des moqueries, étant le seul de mon collège à aimer ce groupe et oser le montrer. Snif. 1998 c’est le début de la mode éphémère des groupes de speed metal mélodique comme ANGRA ou STRATOVARIUS. IRON MAIDEN c’était ringard, et bien qu’effectivement la force et la qualité des compositions n’étaient pas des meilleures, le groupe a su se solidariser et composer (pas musicalement) avec les qualités et faiblesses de Blaze Bayley pour nous offrir un album honnête avec quelques éclairs. Il ne faut pas oublier que Futureal ou The Clansman seront jouées sur scène après le retour de Bruce Dickinson.

Line-up:

– Blaze Bayley : chant
– Steve Harris : basse / claviers
– Dave Murray : guitare
– Janick Gers : guitare
– Nicko McBrain : batterie

Description de la pochette

L’illustration du disque est encore une fois réalisée par Melvyn Grant, déjà auteur de la pochette de Fear of the Dark.

Elle dépeint le flou entre le monde virtuel et la réalité, avec un ado sous son casque immergé dans la réalité virtuelle. Thème qui sera d’ailleurs repris dans la première chanson de l’opus, Futureal.

Le livret lui, reprend des illustrations du jeu Ed Hunter, sorte de Doom-like, reprenant les différents décors de l’histoire d’Iron Maiden.

Livret Virtual XI