Tournée The Final Frontier 2011 – Le journal de bord

The Final Frontier Europe Tour 2011

Traduction du journal de bord de Rod Smallwood et Todd Nakamine publié sur le site officiel d’Iron Maiden

par musky00

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D’Helsinki à St Petersbourg
Par Howard Johnson, publié sur le site officiel d’Iron Maiden le 25 juillet 2011

 

Assurément la Scandinavie aime le metal. Il y a quelque chose dans ce patrimoine viking qui semble reconnaître inconsciemment un véritable lien entre son passé guerrier et l’intensité actuelle de la musique rock. Et si la Scandinavie aime le metal, elle aime vraiment Maiden. Reconnu à juste titre comme porte-étendard d’une musique qui n’a jamais été à la mode, mais a toujours existé, il y a un amour presque palpable pour le groupe partout où nous allons ici. A l’aéroport d’Oslo après le concert du groupe, ce n’est pas différent, alors que le personnel au sol en vestes fluorescentes se bouscule autour de notre avion pour avoir des autographes et des photos. Iron Maiden m’est toujours apparu comme le plus grand groupe underground du monde et en voilà la preuve ici.

Nous avons décollé en direction de la capitale finnoise Helsinki et un concert en extérieur à l’Olympic Stadium. Tor, le promoteur scandinave, nous a rejoint, nous avions une soirée libre avant le concert, une soirée qui s’est terminée avec plein d’entre nous buvant de la bière et du vin dans un bar sur le trottoir de la rue principale d’Helsinki, simplement à regarder le monde passer.

Le stade olympique, le lendemain, était plein de milliers et de milliers de fans inconditionnels de Maiden. C’est un peu plus facile dans les coulisses toutefois, et j’ai été ravi quand tout d’un coup mon vieux pote Ricky Warwick a débarqué là où nous mangions. Je connais Ricky depuis 25 ans et un homme plus gentil que lui dans le milieu du rock serait difficile à trouver. Après de nombreuses années derrière The Almighty, un groupe puissant, il est désormais leader avec Thin Lizzy et le groupe vient juste d’arriver de Russie pour jouer le lendemain soir et tous sont venus au concert. Les gars de Maiden sont tous d’immenses fans de Lizzy et Adrian est très copain avec Scott donc un plan a été mis au point pour se voir en ville après le concert de ce soir.

Après un set d’ouverture divertissant d’Alice Cooper (qui a donné à Rod quelques conseils de golf quand ils sont partis jouer ensemble à Oslo), j’ai emmené les gars de Lizzy, Ricky, le batteur Brian Downey et claviériste Darren Wharton à la table de mixage pour assister au spectacle. Je les ai laissés piquer une Corona dans la réserve personnelle de Rod et ils se sont installés pour regarder Maiden faire ce que Maiden font le mieux. Bruce a crié le « Scream for me Helsinki » consacré, et la foule a fait le reste. La connexion entre le groupe et le public reste aussi forte aujourd’hui qu’elle l’était quand Maiden ont commencé et Ricky a hoché la tête de manière approbatrice.

Ç’a été une autre performance gagnante et pour la fêter, nous sommes partis boire une bière ou deux avec Lizzy. Comme nous allions à pied de l’hôtel au bar, Adrian m’a raconté l’influence du guitariste Scott Gorham sur son jeu et quand nous sommes arrivés, Scott était déjà assis avec une bière à la main, H a fait de son mieux pour profiter de l’opportunité de s’installer à côté de lui pour se perdre dans un monde d’anecdotes. Harry et Nicko se sont également amusés, profitant de la compagnie des autres musiciens. C’était une excellente manière de terminer notre séjour à Helsinki et tout le monde est allé se coucher heureux.

Le douanier plein de tatouages qui est venu à bord de notre avion à l’aéroport d’Helsinki pour vérifier les passeports avant que nous partions pour la Russie semblait savoir une chose ou deux sur le rock. « Bonne chance en Russie« , a-t-il dit dans un anglais parfait et avec un regard méchant. N’ayant jamais été en Russie, je me demandais s’il savait quelque chose que je ne …

Une fois arrivé à Saint Petersbourg, il a semblé pendant quelques inquiétantes minutes que nous pourrions bien ne jamais profiter de la Russie après tout. Dans le bus qui nous emmènait de l’avion au contrôle, Harry a soudainement réalisé qu’il avait laissé son passeport dans l’avion. Des appels désespérés ont été passés pour voir si l’un des membres de l’équipe du groupe était toujours à bord et pouvait récupérer le document manquant. C’était la panique – jusqu’à ce qu’Adrian réalise soudain qu’il avait, par erreur, ramassé le passeport d’Harry en même temps que le sien dans l’avion ! Il l’avait dans son sac tout du long ! Les demandes pour que le guitariste soit immédiatement limogé ont été rejetées par notre bienveillant bassiste.

Saint Petersbourg est une ville qui défie toute description, une métropole animée de près de cinq millions de personnes, qui semblait être prête à faire la fête le samedi soir lorsque nous sommes arrivés. Il y avait beaucoup de fans de Maiden grouillant à l’extérieur de l’hôtel et leur enthousiasme était contagieux. Un pauvre type était tellement excité à l’idée de rencontrer le groupe qu’il ne pouvait pas arrêter de trembler pendant qu’ils signaient des autographes. « Calme-toi fils, ce n’est que moi« , a dit Nicko alors que nous filions pour aller manger, avec H et le réalisateur Andy Matthews.

Le lendemain matin, avant le concert, Davey, Harry et Rod, accompagnés de gens comme moi sont partis pour une visite. « Ça vaut bien de se sortir du lit« , a dit Davey alors que nous visitions le célèbre Musée de l’Ermitage, qui abrite plus de trois millions d’œuvres d’art, et l’imposant Palais d’Hiver. Ah Davey, un homme de peu de mots, mais toujours bien choisis !

Diary 2011

Diary 2011
Touchant les pieds d’Atlas pour avoir de la chance !

La salle SKK est une grande, grande, grande salle, une salle qui donne une impression communiste, aussi sombre qu’un mauvais pressentiment. Non pas que le public russe de Maiden semblait intimidé. C’était la première fois que le groupe jouait dans la célèbre ville et la foule était visiblement excitée avant-même que les gars aientvjoué une seule note. Une fois que le spectacle a démarré, avec l’impressionnante séquence d’ouverture de ‘The Final Frontier‘ associée à un court-métrage au look futuriste qui cède la place au titre éponyme du nouvel album, l’endroit s’est complètement déchainé. Le groupe se nourrit de l’énergie de la foule et Saint-Pétersbourg, bien sûr, a crié pour Bruce. Un fan en particulier a fait mieux toutefois, faisant le tour de la partie de la salle où je me tenais, il s’est lancé dans une sorte de pogo improvisé qui recevrait trois pour le contenu artistique, mais un 10 absolu pour l’enthousiasme ! Il était tellement plongé dans ce moment et la musique que c’en était vraiment très touchant. Si Maiden peuvent encore produire ce genre d’effet sur des gens alors pas étonnant que Bruce soit heureux de dire que le groupe n’a aucune intention de jeter l’éponge avant très, très longtemps !

Le lendemain il était temps pour moi de partir pour revenir en France et pour le groupe de s’en aller pour Faro au Portugal. Ils partaient à l’aéroport avant moi donc je suis allé vers le parking souterrain de l’hôtel pour dire au revoir. Tout autour ce n’étaient qu’accolades et promesses de se revoir à Londres à l’O2, le 6 août, quand je devrai aller en Angleterre pour le travail. « Essaie de venir à Birmingham« , m’a dit Harry. « Nous avons un match là-bas ! » Essaie de m’en empêcher mon pote. Essaie seulement de m’en empêcher !

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