Tournée The Final Frontier 2011 – Le journal de bord

The Final Frontier Europe Tour 2011

Traduction du journal de bord de Rod Smallwood et Todd Nakamine publié sur le site officiel d’Iron Maiden

par musky00

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Singapour
par Todd Nakamine, publié sur le site officiel d’Iron Maiden le 20 février 2011 – Photos : Todd Nakamine

 

Nous avons quitté Moscou dans l’après-midi du samedi 12. Nous devions décoller à 15h mais en raison de la circulation, notre véhicule n’est pas arrivé à temps donc le vol a été légèrement retardé. Ca et le dégivrage de l’avion, qu’on m’a dit être très important. Nous avons finalement atterri à Singapour le dimanche à 9h00 après un vol épuisant de 11h comportant un arrêt pour remplir les réservoirs dans un endroit au nom imprononçable près de Dubaï. Les jours commencent déjà à se brouiller et ce n’est que la seconde date de la tournée !

Singapour 2011 - Diary

L’île de Singapour est située entre la Malaisie et l’Indonésie et entourée par l’océan Indien. Environ 23% du territoire de Singapour se compose de forêts, réserves naturelles et forêt tropicale, principalement Bukit Timah Nature Reserve. Au nord de la rivière Singapour, il y a le quartier colonial, avec ses nombreux souvenirs de la domination britannique.

Nous avons touché le tarmac après 9h00 et, une fois encore, nous avons été accueillis par une foule de photographes et d’équipes vidéo et beaucoup d’entre eux étaient des employés de l’aéroport ?! Ne devraient-ils pas être en train de guider les avions ou quelque chose comme ça ?! Lorsque les portes se sont ouvertes, je me sentais comme si j’étais dans un de ces clips d’Invasion Britannique avec tous ces fans qui criaient alors que le groupe bougeait pour descendre les marches. Il nous a fallu un peu de temps pour passer la douane car le groupe a été pris dans des opérations photos avec des employés de l’aéroport excités (à nouveau, qu’est-ce qu’il se passe pour les avions qui arrivaient ?! Je suppose que rencontrer Iron Maiden est BEAUCOUP plus important que faire atterrir des avions !). A un moment, Ian doit avoir jeté « le  regard » et tout le monde a tout laissé tomber et s’est remis en marche rapidement. La PIRE chose dont on a envie, c’est que Ian vous regarde et dise : « Je peux te dire un mot ? ». On sait qu’on a un problème quand il nous appelle.

Singapour 2011 - Diary

Quelle différence de temps. Nous sommes partis avec des températures négatives de Moscou pour arriver dans le climat chaud et humide de Singapour. Je suis un garçon des plages Californiennes. J’ai l’habitude de la chaleur sèche. En outre, étant un bleu sur la tournée, j’étais un peu trop habillé pour ce nouveau climat, avec un pull, une veste et des jeans. Le temps de toucher le tarmac, j’étais trempé jusqu’aux os. Un bleu !

Nous avons été emmenés à l’hôtel dans l’habituel mode caravane et après avoir travaillé un peu, j’ai décidé, hé, je suis allé à Moscou donc je suis un voyageur bien aguerri et je peux gérer un voyage sans nourriture. J’ai fini par prendre un taxi vers 23h pour Mustafa Centre dans Little India pour prendre un peu de nourriture indienne. J’étais un peu réticent à laisser le taxi s’en aller mais encore une fois, je suis un grand voyageur maintenant. Après 1h du matin. Je me suis assis dans une station de taxis pendant 20 minutes et j’ai finalement décidé de couper court et d’attraper un taxi avant qu’il arrive à la station. Ouais … ça ne marche pas. Après plus d’une heure d’efforts, j’ai compris que personne ne viendrait me prendre comme ça, donc je suis retourné à la file d’attente mais cette fois beaucoup plus loin. Je suis finalement rentré vers 2h30 écrasé de fatigue.

Le lendemain était une journée sans concert. Au fait, on ne dit JAMAIS « jour de congé » par ici. Chuchotez-le et attendez-vous à une réponse du style « Oh vous avez un jour de congé vous ? ». Après un petit déjeuner et une douche bien méritée, le photographe du groupe John McMurtrie, William de EMI et moi avons attrapé un taxi (après la nuit passée, je me sentais un peu plus en sécurité en nombre) pour aller visiter China Town avant de rentrer rejoindre Bruce, Steve et Rod pour le dîner.

Nous sommes rentrés, avons changé nos chemises pour la deuxième fois (très chaud et humide) et rejoint Rod dans le hall pour une bière. Bruce est arrivé peu après suivi par Steve et nous sommes allés au Raffles Hotel, nommé d’après le fondateur de Singapour Sir Stamford Raffles, pour manger et boire l’infâme Singapore Slings (du jus de fruit mélangé à du gin et du brandy).

Singapour 2011 - Diary

Je ne me souviens pas de beaucoup d’autres choses à part qu’à un moment, quelqu’un disait que ce serait une bonne idée de retourner à l’hôtel dans un de ces pousse-pousse à moteur qui étaient devant le Raffles. Dans un pousse-pousse, sur un siège étroit, il y avait William, un journaliste de six pieds de haut, et Bruce, accélérant dans les rues de Singapour pour faire la course avec Rod, John et moi-même dans un second pousse-pousse. Tout ce dont je me souviens c’est qu’il y avait un marchandage en cours et, apparemment, le lendemain matin Rod a téléphoné à William et lui a demandé s’il se souvenait de ce qui s’était passé. William n’en avait aucune idée. « Imbécile » a dit Rod en riant. « Tu as payé le gars 50 quid pour 10 minutes de trajet ! Ici on doit demander combien c’est *AVANT* de monter », s’est-il esclaffé. « Combien as-tu payé ? », a demandé William. « Rien ! Il m’a demandé et je lui ai dit que je n’avais pas d’argent et je lui ai montré la liasse de billets que tu lui avais donné et je lui ai dit de servir là-dedans, c’est plus que suffisant pour un trajet de 10 minutes et je suis parti !  »

Singapour 2011 - Diary

Mon estomac ne semble jamais être tranquille et j’avais encore faim, alors j’ai traversé la rue pour voir ce qu’ils avaient à manger dans les stands. Passant outre mes préjugés, j’ai décidé d’essayer une sorte de burrito de type indien. Il semblait sain et il y avait plein de touristes et de locaux qui en mangeaient alors j’ai pensé, par l’enfer, j’ai un peu d’Imodium à l’hôtel et j’en ai savouré un. J’ai pris mon appareil photo pour faire quelques clichés, mais il faisait tellement humide que l’objectif était couvert de vapeur et c’est tout ce que j’ai.

Singapour 2011 - Diary

SINGAPOUR – Le concert

Enfin, nous sommes allés au Singapore Indoor Stadium avec Bruce, Rod, William et Matt. Des masses de fans attendaient le groupe alors que nous allions au parking. Bien sûr, nous sommes sortis avec les habituels chants de la foule rassemblée au bout du parking et Bruce a bondi et a salué tout le monde alors que nous nous dirigions vers la salle.

J’ADORE le public singapourien. Ils sont tellement passionnés de Maiden. Je n’ai jamais vu autant de patches Iron Maiden, de drapeaux et de t-shirts dans un seul et même endroit. J’ai aussi remarqué comme les gens sont jeunes et qu’il y a de nombreuses filles dans le public. Je pense que la moyenne d’âge était entre 15 et 35 ans. Il semblait qu’ils venaient de différentes parties de l’Asie du Sud Est, y compris les Troopers du nord de Bornéo, avec également de nombreuses personnes d’Inde, Australie et, bien sûr, nos habituels amis de Finlande !

Singapour 2011 - Diary

Alors que j’attendais l’arrivée du groupe, une des choses que j’ai trouvé intéressante était que chaque quartier de la sécurité avait une énorme baignoire d’eau près d’eux pour la foule assoiffée. Je n’ai jamais vu ça aux Etats-Unis et CERTAINEMENT PAS à Los Angeles. Quoi qu’il en soit, lorsque les lumières se sont éteintes et que le groupe est monté sur scène, la foule était folle furieuse ! Le groupe avait un son phénoménal et ils ont vraiment alimenté l’intensité du public. La production, les lumières, le son, tout était au top, mais là encore, c’était à prévoir. C’est un concert de Maiden. Nicko a même remarqué qu’il pouvait entendre la foule PAR DESSUS sa batterie !

Singapour 2011 - Diary

Au petit-déjeuner à l’hôtel ce jour-là, un gars bien intentionné avait fait remarquer à Bruce que le contingent ex-pat (cad Britannique) à Singapour était tout à fait décontracté en quête d’un concert tranquille. Nous ne savons pas combien d’expatriés étaient là, certainement quelques-uns, mais il est sûr qu’ils n’étaient pas calmes ! Ils ne connaissent pas Maiden et leurs fans !

Après le concert, nous sommes retournés à l’hôtel pour que le groupe puisse se détendre. J’ai eu une conversation cool avec Adrian sur la vieille scène metal / hard rock et des groupes comme Saxon, Tygers of Pan Tang, Angel Witch, Thin Lizzy et bien sûr Gary Moore (RIP). Au cours de la soirée, des fans ont pris leur courage à deux mains pour demander une photo et des autographes. Une chose marrante, mon côté professionnel veut dire aux fans d’avoir la politesse de leur laisser une pause après le concert extraordinaire qu’ils viennent de leur délivrer mais mon côté fan comprend parfaitement cette mentalité. J’ai été à cette place de nombreuses fois avant. Ce qui m’étonne, c’est qu’après toutes ces années, Maiden sont vraiment bien avec leurs fans et essaient toujours de leur faire plaisir lorsque cela est possible. Ils le font. C’est rare de nos jours avec tant d’ego surdimensionnés. Une autre chose qui m’a impressionné, c’est qu’ils venaient de quitter la scène et ils étaient là, Bruce, Nicko, Janick et Adrian, à discuter de la set list, de l’ordre des chansons et de la façon dont tout avait fonctionné. Toujours en mode concert et à vouloir donner la meilleure performance possible.

Nous sommes partis le lendemain matin. Heureusement, il n’y avait qu’1h de vol pour Jakarta. Up The Irons Singapour !

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